Vendredi 14 août 2009

Notre dernier voyage nous a mené sur les traces d'une famille simple, une belle lecture, pleine de douceur et de sérénité. Aujourd'hui je vous propose un voyage dans la fureur du vent, accrochez vous, le choc sera rude... et magnifique...

Quatrième de couverture
"Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou. Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Main Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme... Chef-d'œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire. "

Il est des livres qui hantent le lecteur des heures, des jours même après leur lecture. Ce livre en fait parti.
Aucune critique, aucune page de blog ne saura rendre la complexité, la folie, la démesure de cette oeuvre; je n'ai jamais rien lu de tel.

Il s'agit d'une oeuvre ambitieuse, une oeuvre démente, dans laquelle un groupe d'hommes et de femmes remonte le vent pour en trouver l'origine. Un vent constant, odieux, porteur de créatures surréalistes (les chrones). Le roman est peuplé de personnages d'une incroyable originalité, à commencer par ceux de la horde : Golgoth, meneur charismatique et névrosé, Caracole, troubadour jouant avec les mots et le vent, et une vingtaine d'autres personnages, tous plus originaux les uns que les autres.  

Alain Damasio profite de ce scénario délirant pour jouer avec les mots, notament au cours d'une scène de joutes verbales proprement hallucinante.

Certains trouveront l'ensemble prétencieux, mais si l'on donne une chance à ce livre, et que l'on se laisse entraîner dans ses pages, on ne peux plus le lacher jusqu'à la fin. Chaque chapitre recèle une trouvaille, chaque situation devient incroyable, et l'on admire la détermination, ainsi que la folie de ces hommes.

Non définitivement "La horde..." n'a rien d'un roman classique. Les amateurs de SF ou de fantasy ne sont pas les seuls publics du roman : tous les voyageurs que nous sommes devraient lire cette oeuvre.

A très bientôt, et... bon vent !

 

Par Damien - Publié dans : Fantasy - Communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 14 août 2009
Nous partons aujourd'hui pour un paisible voyage littéraire dans une contrée sauvage et magnifique...

Quatrième de couverture
"Bordée par les Grands Lacs, la péninsule Nord est un pays aux forêts profondes et au climat rigoureux. Descendant d'Indiens chippewas et de colons finlandais, Donald y a toujours vécu, mais, à quarante-cinq ans, il se sait condamné par la maladie. II entre-prend alors de dicter son histoire et celle de sa famille, des existences simples et dignes, teintées de spiritualité. Face à ce deuil inéluctable, sa femme et ses enfants comprendront à leur tour combien sont profondes et vigoureuses les racines invisibles qui les lient à cette terre. Avec son sens incomparable du détail, Jim Harrison poursuit son examen des rapports étroits qu'entretient l'homme avec la Nature. Dans la vie, la mort et au-delà."

En cette période de vacances, j'ai voulu faire une pause; non pas une pause dans mes lectures. Non j'ai souhaité faire le lecture d'un livre simple, sans enjeux, sans débat philosophique, sans violence particulière : simplement découvrir l'histoire de personnages ordinaires, qui mènent une vie ordinaire.

Ce livre est donc d'une grande simplicité. Plusieurs personnages y racontent leur vie, révélée au travers d'un prisme, celui de la disparition d'un être cher.

Cette famille amércaine classique, nous fait découvrir les liens qui l'unissent à son passé, et nous montre à quel point chacun d'entre nous grandit sur ses origines.

Ici, les orgines indiennes du patriarche servent à mettre l'accent sur le lien à la nature dans ce qu'elle a de plus beau, de plus rude, de plus mystérieux.

En refermant ce livre, on a l'impression d'avoir fait une balade dans la forêt, et on découvre une facette très peu connue de la culture amércaine, au travers des origines indiennes de ce personnage.

Il s'agit donc d'un roman touchant, subtil, tout en douceur; et même s'il est parcouru de quelques longueur, on se laisse prendre par le sentiment de sérénité de ses pages.

A très bientôt et bon voyages à tous...







Par Damien - Publié dans : Amériques - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Mercredi 22 juillet 2009
Nous partons aujourd'hui dans un univers imaginé par l'un des maîtres de la SF, que nous avons déjà rencontré dans les pages de ce blog...
Quatrième de couverture
"Sur terre, quelques temps après l'holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit "spéciaux", se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d'éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu'il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d'ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s'il n'est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.

Mais alors qu'est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette capacité à utiliser la "boite à empathie", qui les plonge dans le corps perpétuellement meurtri de Wilbur Mercer. Mercer qui pourrait bien s'avérer être un usurpateur..."

Cinéphiles ne passez pas votre chemin; certes, Blade Runner est largement plus connu en tant que film culte, mais il ne faut pas oublier le livre dont il est inspiré.

La première surprise est que la trame du livre est largement différente de celle du film : en effet, le livre se révèle bien plus riche, mais surtout totalement inadaptable à l'écran.

On y découvre une humanité qui a consummé toute vie sur Terre, et s'entoure d'erzats robotiques répliquants des animaux; une humanité qui pour coloniser l'espace a développé des androïdes, qui ressemblent de plus en plus à des humains. Une humanité à l'agonie, où les spéciaux sont des êtres dont le code génétique à muté à cause des retombées radioactives d'une guerre nucléaire.

Dans ce décors de fin du monde, on y découvre un personnage touchant, Rick Deckard; Rick est un tueur car il est chargé d'éliminer les androides; mais devant l'humanité de ces robots, le blade runner est de plus en plus déstabilisé : en effet, il ne s'agit plus uniquement d'éliminer des êtres dénués de conscience, mais bien de tuer des êtres de plus en plus humains.

Fidèle à son habitude, Dick développe un univers original, dans lequel il nous entraîne dans une profonde réflexion sur l'humanité, sur les limites de la science, sur le droit à la différence et sur les religions.

Au final, Blade Runner est une oeuvre crépusculaire, dans laquelle Dick imagine l'avenir sans lois de la robotique telles que développées par Asimov. Un avenir qui voit l'émergence d'une nouvelle hulmanité, ni meilleure, ni pire, simplement différente.

 

Un classique à lire, ne serait-ce que pour découvrir une vision différente de celle présentée dans le film de Ridley Scott.

 

Bon voyage ! 

Par Damien - Publié dans : Science Fiction - Communauté : Temps X
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Mercredi 22 juillet 2009
Pour celles et ceux qui aiment les voyages cinématographiques, je vous propose de me suivre dans les méandres du livre ayant inspiré Sean Penn...

Quatrième de couverture
"Toujours plus loin. Toujours plus au nord. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans un adieu, vers son destin. Celui-ci s'achèvera tragiquement au coeur des forêts de l'Alaska...
Jon Krakauer évoque aussi à travers cette échappée belle ceux qui, un jour, ont cherché à quitter la civilisation et à dépasser leurs limites. Magistralement porté à l'écran pas Sean Penn, Into the Wild s'inscrit dans la grande tradition du road-movie tragique et lumineux, une histoire aux échos universels."

Celles et ceux qui ont vu le film sont certainement venus sur cette page pour savoir si le livre et meilleur que le film, ou bien le contraire.
En fait, vous allez devoir lire cette page jusqu'à la fin, car le livre est avant tout un complément au film.

En effet, dans son roman Krakauer développe des aspects que Sean Penn, limité par le format cinématographique n'a clairement pas été en mesure d'aborder.
Le livre revient longuement sur le caractère de Christopher McCandless, sur ses idéaux, sur son passé et ses blessures, tous ces éléments pouvant fournir un début d'explication à sa fin tragique.
Il propose aussi un parallèle avec les histoires d'autres aventuriers ayant essayé de vivre les mêmes expérience. Sont donc passés en revu toute une bande de doux dingues, d'originaux, mais aussi d'aventuriers accomplis à la recherche de la pureté absolue, de l'expérience ultime dans la nature sauvage.
Cette nature constitue elle aussi un personnage à part entière de ce roman : elle est là, magnifique, souveraine, impitoyable, ce dont McCandless était parfaitement conscient.

Car, à mesure que la lecture progresse, on se rend progressivemen compte que McCandless n'était pas un jeune original irresponsable victime de lui même; il s'agissait plutôt d'un jeune homme en perdition, passionné de nature, un jeune homme en rupture philosophique complète avec la société et avec les siens.

On se prend donc à aimer ce jeune homme, à se dire que personne n'aurait jamais entendu parlé de lui s'il n'avait joué de malchance.

Le livre ouvre même la voie à une analyse de cette expérience sous l'angle du religieux : peut-on considérer les voyages de McCandless, non pas comme les vagabondages d'un jeune homme en perte de repères, mais au contraire comme une sorte de pélerinage, une recherche de l'illumination qu'il trouvera finalement dans la mort, perdu dans le grand nord ?

Je vous laisse entreprendre ce voyage passionnant, et essayer, vous aussi de répondre à cette question...

A bientôt !

 
 
Par Damien - Publié dans : Amériques - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mardi 14 juillet 2009
Suite et fin de notre voyage dans le Japon du XVIIe siècle avec le deuxième tome de cette oeuvre culte...

Quatrième de couverture
"Soudain, il vit la vérité : les techniques de l'homme d'épée n'étaient pas son but ; il cherchait une Voie du sobre qui embrassât toute chose. (...) Pour la première fois, il se demanda s'il était possible à un être humain insignifiant de ne faire qu'un avec l'univers." Le jeune Takezô est devenu Miyamoto Musashi, redoutable samouraï. Il sait maintenant que l'art du sabre ne s'acquiert qu'à force de sacrifices et de choix, qu'il est aussi art de la Vie. Sur les terres entourant le mont Fuji, la belle Otsu, le disciple Jotaro et l'enfant lori suivent les traces de Musashi : ceux qui le vénèrent doivent accepter, eux aussi, la rude discipline du samouraï. Affrontements, rencontres, épreuves et leçons : telle est la voie de la sagesse, l'unique voie menant à la parfaite lumière. Mais pour l'atteindre, Musashi doit engager l'ultime combat. "

C'est avec un plaisir immense que j'ai poursuivi le voyage aux côtés de Miyamoto Musashi.
Dans sa quête d'un absolu à la fois humain, philosophique et guerrier, il nous entraîne dans une aventure aux multiples facettes qui se conclue par le combat annoncé depuis le premier tome.

Dans ce voyage, on croise encore une fois le destin de personnages attachants, parfois tragiques, quelques fois pathétiques, mais qui constituent des figurent familières à force de les suivre.
Il est vrai que les aventures de certains peuvent lasser à la longue (je pense notamment au personnage d'Osugi, qui malgré un revirement bienvenu à la fin du roman est très certainement une des figures les plus détestables que j'ai eu l'occasion de croiser dans mes lectures - a tel point qu'elle en est un peu caricaturale à mon avis...), mais le livre sait constament entretenir l'intérêt du lecteur au long de ses 700 pages.

Enfin, ce que j'apprécie particulièrement, et qui je pense est à l'origine de la renomée planétaire du roman, c'est son côté philosophique : plutôt qu'un enchaînement stérile de combats au sabre, nous suivons l'ascencion d'un homme, son apprentissage de la vie et de la sagesse.

Les deux tomes constituent donc, à mon humbre avis, une lecture incontournable pour les amoureux du Japon, pous les lecteurs passionnés, et plus simplement, pour ceux qui cherchent à lire un texte d'une portéé universelle...

A très bientôt, bonnes vacances, et bon voyage...
Par Damien - Publié dans : Japon médiéval - Communauté : Chronique de nos lectures
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